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Cet ouvrage nous présente une importante tradition tibétaine, curieuse et méconnue en Occident, celle de terma, les "trésors spirituels". Il s'agit de textes et d'objets qui furent dissimulés par Padmasambhava (le fondateur du bouddhisme tibétain) et ses principaux disciples au VIIIe siècle, et redécouverts au fil des siècles par des tertöns, des "découvreurs de trésors" prédestinés à cette tâche.
Plusieurs centaines de volumes d'enseignements et d'objets ont été redécouverts au fil du temps au «Pays des neiges, et même à l'heure actuelle des lamas tibétains ayant qualité de tertön découvrent des textes-trésors au Tibet ou dans les régions himalayennes.
Ce livre nous expose l'intérêt des "trésors spirituels" pourquoi ils ont été dissimulés puis retrouvés selon un dessein préétabli, les circonstances extraordinaires de leur redécouverte et les procédés traditionnels de validation des termas. L'auteur articule son exposé autour de la traduction d'un traité tibétain fondamental sur les termas: «L'Océan des Merveilles, un exposé de la tradition des Trésors du Dharma», du IIIe Dodroupchen Rinpoché (1865-1926), l'un des plus grands écrivains de l'école des Anciens (nyingmapa).
Les Trésors cachés du Tibet constituent un livre de référence sur le bouddhisme tibétain.
Au début de notre ère, lorsque se répandirent les enseignements du Bouddha auxquels fut donné le nom de Grand Véhicule, apparurent nombre de maîtres remarquables qui devinrent célèbres sous le nom sanskrit de mahasiddhas, "grands êtres accomplis", parce qu'ils avaient atteint les siddhis, ou "accomplissements". La tradition a surtout retenu le nom de quatre-vingt-quatre d'entre eux.
Voici l'histoire de leurs vies, appelées "libérations parfaites", où se côtoient anecdotes insolites et enseignements profonds que couronne toujours l'éveil libre de toute entrave: le Grand Sceau qui inspire à Ghandika ce chant de réalisation:
Comme le remède et le poison participent de la même essence en produisant deux effets distincts, les actes négatifs et leurs antidotes ont la même nature et ne diffèrent point. Ce que réalisant, les sages ne rejettent rien, mais les êtres puérils, dans leur ignorance, ne le réalisent pas et errent dans le samsâra, mûs par les cinq poisons.
Avec La Vie et Les Cent Mille Chants, c'est l'ensemble des narrations, chroniques et poèmes attribués à l'ermite-poète tibétain (1040-1123) qui se trouvent ici rassemblés. Evocation minutieuse de l'un des parcours spirituels les plus singuliers et les plus foudroyants qu'ait jamais accompli un esprit humain, ce livre s'apparente pourtant à un récit d'aventures, à une épopée, à un florilège. Pour tous les tibétains, il s'agit d'une oeuvre essentielle, qui relate et exalte le chemin vers l'éveil d'un Bouddha à la mesure des hautes terres himalayennes.
Dans sa traduction, Marie-José Lamothe a su restituer le rythme, ou mieux, la rumeur de la langue tibétaine, si bien accordée à l'espace de ce Haut-Pays qu'elle connaissait intimement. Aussi cette version française conserve-t-elle l'écho du souffle originel, son pouvoir d'arrachement au monde, de mise en altitude du corps et de l'esprit. Dès sa parution, elle fut unanimement saluée, notamment par Jacques Lacarrière: "Quelle vie, quelle énergie, quelle jouvence en ces chants! Voilà Milarépa: un embrasseur d'éveil au pays des glaciers" (le Monde), par Claude Roy: "Un traité de renoncement où passe le souffle des grands espaces himalayens" (le Nouvel Observateur), et par René Char: "L'oeuvre de Milarépa fait mon enchantement. Ma reconnaissance à Marie-José Lamothe pour son fervent et brûlant présent bordé de grâce au Pays affirmatif des neiges".
En postface, la traductrice, qui a mis ses pas dans ceux de Milarépa, propose un pélérinage sur les traces du Maître de vie, occasion unique pour le lecteur de prendre la mesure du Tibet d'aujourd'hui.
La vie de Shabkar (1781-1851), traduite ici par Matthieu Ricard et Carisse Busquet, est sans doute la biographie la plus célèbre au Tibet après celle de Milarépa. Comme l'auteur des Cent Mille Chants, mais beaucoup plus proche de nous dans le temps, Shabkar est révéré par le peuple tibétain pour sa sainteté et sa simplicité, sa faculté d'émouvoir aussi bien que de faire rire, la profondeur de sa spiritualité exprimée en un style qui la rend accessible à tous.
Ayant atteint l'ultime étape de l'accomplissement (dzogchen), Shabkar fut supplié par ses disciples de raconter les étapes de son itinéraire mystique. Il s'y appliqua en retraçant, dans un passionnant récit en propose entrecoupé de chants poétiques, son chemin d'errance. Ayant connu le plus extrême dénuement et la plus grande félicité, cet ermite inspiré prodiguait ses enseignements à tous les êtres qu'il rencontrait, y compris des bandits dangereux ou des animaux sauvages. Son histoire illustre parfaitement l'enseignement bouddhiste sur le sens de la vie humaine, sur la mort, l'impermanence et sur notre possible délivrance vis-à-vis de la souffrance.
En un temps où le Tibet était en proie au sectarisme religieux et aux rivalités ethniques, Shabkar incarna la tolérance et l'altruisme - ce qui rend son message d'autant plus contemporain.
Ce second tome de Shabkar, traduit par Matthieu Ricard et Carisse Busquet, nous permet de retrouver le maître tibétain dont la vie constitue sans doute la biographie la plus célèbre après celle de Milarépa. Comme l'auteur des Cent Mille Chants, mais beaucoup plus proche de nous dans le temps, Shabkar (1781-1851) - surnommé le "Barde du Pays des Neiges" -, est révéré par le peuple tibétain pour sa sainteté et sa simplicité, sa faculté d'émouvoir aussi bien que de faire rire, la profondeur de sa spiritualité rendue accessible à tous grâce à son style.
Après avoir atteint l'ultime degré de l'accomplissement spirituel, Shabkar fut invité par ses disciples à raconter les étapes de son itinéraire mystique. Il s'y appliqua en retraçant son chemin d'errance dans un passionnant récit en propose entrecoupé de chants poétiques. Conseils de morale et de conduite pour la vie quotidienne, hymnes raffinés exposant les fondements de la pratique spirituelle, les chants improvisés par Shabkar illustrent parfaitement l'enseignement bouddhiste sur le sens de la vie humaine, la mort, l'impermanence et la possibilité de se délivrer de la souffrance.
Outre sa valeur religieuse et littéraire, cette oeuvre autobiographique présente un panorama unique de l'histoire tibétaine durant les premières décennies du XIXe siècle, contribuant ainsi à élargir notre compréhension d'un monde aujourd'hui presque disparu.
"Lorsque la torpeur, l'hébétude et la somnolence Auront été balayées, L'état naturel de l'esprit apparaîtra: Clair, vide, nu, Immaculé comme le ciel d'automne".
Révéré par le peuple tibétain pour sa sainteté, sa faculté d'émouvoir et la profondeur de sa spiritualité, Shabkar (1781-1851) prodiguait ses enseignements à tous les êtres qu'il rencontrait. À la demande de ses disciples, le yogi raconta les étapes de son chemin d'errance dans une passionnante autobiographie, traduite par Matthieu Ricard et Carisse Busquet (Albin Michel). Tantôt conseils pour la vie quotidienne, tantôt hymnes exposant les fondements de la pratique spirituelle, les extraits proposés ici illustrent admirablement la sagesse bouddhiste. Pour exprimer le plus fidèlement les chants poétiqies de Shabkar, Jigmé Douche s'est basé sur quatre études tébitaines, qu'il a revisitées dans une interprétation calligraphique originale. Mêlant oeuvres traditionnelles et créations contemporaines, rythmées et élégantes, profondéments imprégnées de toute la symbolique tibétaine, les calligraphies de Jigmé Douche sont autant de témoignages d'une culture envoie de disparition.
Jamgoeun Kongtrul (1813-1900) fut un maître extraordinaire du Tibet du XIXe siècle, dont l'empreinte reste très présente dans le monde d'aujourd'hui: par le rayonnement de sa personne, par l'abondance de ses écrits et par la continuité du mouvement non sectaire dont il fut l'initiateur. Son autobiographie est passionnante à plus d'un titre: elle révèle ce qu'est la vie intérieure d'un grand maître, décrit son activité au service de tous et témoigne de manière inégalable d'une civilisation et d'une époque. On y voit s'entremêler la spiritualité, la religion, la culture, la politique, les dieux et les démons. On y comprend les méandres d'institutions où le pouvoir se partage entre les monastères, lamas, tulkous et notables. Surtout, on y perçoit la lumière d'un esprit hors du commun.
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Mise à part l'inspiration que la vie de Géshé Rabten est certainement en mesure de susciter, elle montrera à de nombreux lecteurs occidentaux que l'étude et la pratique de la Doctrine est un processus de longue haleine nécessitant énormément de patience ainsi qu'une ferme détermination.
La biographie de Géshé Rabten offre un aperçu sur la manière dont les moines au Tibet étudiaient et s'entraînaient. Il s'agit probablement du premier livre traitant de l'existence d'un Géshé publié en Occident.
Dolpopa Shérab Gyaltsèn (1292-1361), plus connu sous le nom de "Bouddha du Dolpo", fut l'un des penseurs les plus importants et les plus originaux de l'histoire du Tibet, en même temps que l'un des plus grands experts des enseignements tantriques de Kalachakra. Ses oeuvres, qui ont engendré au fil des siècles des controverses nombreuses et fécondes, continuent d'alimenter les polémiques contemporaines. Notamment, sa théorie du "vide d'autre" (shèntong) apporte un éclairage particulièrement intéressant - mais que tout le monde ne partage pas - sur la notion de vacuité en rapport avec la nature de bouddha. Le Bouddha du Dolpo est le seul ouvrage qui présente la vie de ce maître étonnant, donne les clés de sa pensée atypique et offre une traduction de textes choisis.
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Pour estimer la grandeur d'un maître spirituel, il est important non seulement de contempler sa vie, mais également sa façon de mourir: c'est une grande source d'inspiration.
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Padmasambhava, le Maître « Né-du-Lotus », second bouddha qui parcourut l'Inde au 8e siècle, fut invité au Tibet par le roi Trisong Detsen pour y apporter la doctrine libératrice du Bouddha. Dans La légende du Grand Stupa, il raconte lui-même au roi et à son entourage les circonstances de la construction de ce Grand Stupa, érigé à Boudhnath, dans la vallée de Katmandou, au Népal.
Cet enseignement du Maître Padmasambhava — connu au Tibet sous le nom de Guru Rinpoché — se rapporte analogiquement au cheminement sur la voie du bodhisattva: la construction du Grand Stupa représente le processus qui permet d'atteindre l'éveil complet et parfait d'un bouddha. Ce texte fondamental est utilisé depuis des siècles pour instruire les aspirants le long de la voie qui conduit à la réalisation de la bouddhéité.
Le deuxième texte, La Vie du Guru Né-du-Lotus est une autobiographie du Maître Padmasambhava. à travers ce récit des principaux événements de sa vie, le Guru Né-du-Lotus enseigne les méthodes et donne l'exemple du mode de vie qu'il faut connaître pour atteindre l'éveil pendant le kaliyuga (l'époque obscure qui est le nôtre). Chacun des dix chapitres décrit ainsi une forme d'initiation au Vajrayana.
De ces deux termas (ou « textes trésors ») émane la conception que l'Univers est une champ de forces spirituelles qui, si elles sont convenablement harnachées, permettent d'atteindre la sagesse et la félicité d'un bouddha, pour le bien de tous les êtres.