Le poème de l'intitulé se retrouve pages 179 à 221. Il est précédé d'un commentaire paraphrasé et suivi de six annexes pertinentes. Comme le proclame le Dalaï-Lama, dans sa préface, il s'agit d'un "élixir" qui ramènerait les morts à la vie.
La vie et le monde de Dilgo Khyentsé, maître spirituel.
« Dilgo Khyentsé Rinpoché était un modèle pour tous les héritiers de la doctrine bouddhiste, et l'on ferait une grave erreur en se contentant d'admirer ses connaissances, sa sagesse et son accomplissement extraordinaire sans essayer de suivre son exemple et d'acquérir des qualités semblables aux siennes. Les enseignements du Bouddha peuvent apporter énormément à tous les êtres, non seulement à ceux qui y consacrent entièrement leur vie, mais également à ceux qui mènent une vie de famille. Nous tous, nous devons faire de notre mieux pour les mettre en pratique et suivre les traces des grands maîtres. » - Sa Sainteté le Dalaï Lama
Dilgo Khyentsé Rinpoché était l'un des plus grands maîtres de méditation de notre temps, mais aussi un écrivain, un poète et un philosophe accompli. De nombreux maîtres bouddhistes, dont Sa Sainteté le Dalaï-Lama, ont fait de lui leur guide spirituel.
A travers l'explication de L'Excellente Voie de l'éveil, texte de pratique écrit par Jamyang Khyentsé Wangpo (1820-1892), il nous offre ici un exposé clair et concis du bouddhisme tibétain et de précieux conseils pour franchir le seuil de l'éveil.
Dans la tradition bouddhiste tibétaine, le yoga du maître, union avec la nature du maître spirituel, est le fondement de toutes les pratiques. Dans l'absolu, le maître spirituel ne fait qu'un avec la véritable nature de l'esprit, l'essence de la bouddhéité. Mais c'est grâce aux profonds enseignements que dispense le maître extérieur qu'il est possible d'accéder à la réalisation du maître intérieur, qui est pur éveil.
Le yoga du maître, ici exposé dans le cadre de la pratique des préliminaires, est le fondement de la voie qui mène à cette réalisation. Cette méthode, fondée sur le respect, la confiance et la dévotion envers un maître authentique, est donc le point central à partir duquel se déploient tous les autres aspects de la pratique spirituelle.
En commentant de manière profonde et complète les enseignements révélés par Jigmé Lingpa, maître tibétain du XVIIIe siècle, Dilgo Khyentsé Rinpotché nous livre ici des instructions essentielles sur cette pratique qui « à elle seule réunit toutes les connaissances et dispense tous les fruits. »
Le maître et yogi indien Padampa Sangyé était un grand voyageur. Les chroniques rapportent qu'il franchit la frontière népalo-tibétaine en l'an 1091. Après un séjour de dix ans au Tibet, il voyagea douze ans en Chine, après quoi il revint au Pays des Neiges pour y rester jusqu'à sa mort. On ignore ce que le grand yogi fit en Chine, même si certains aiment à voir en lui un Bodhidharma du second millénaire. En revanche, on sait de source sûre que parmi ses disciples tibétains se trouvait l'excellente adepte de la Connaissance Transcendante, Machik Labdreum (1031-1129). De retour à Tingri, le maître décide, en 1117, d'abandonner son corps: ce sera l'occasion pour lui de prononcer son testament, un enseignement complet où la conscience et la méditation de la mort culminent dans l'Eveil lui-même, lequel, dans les enseignements les plus élevés, constitue la voie proprement dite. Chacune des cent et une strophes de ce testament est généreusement, commentée par Dilgo Khyentsé Rinpoché (1910-1991), dont la pensée poursuit et précise les déclarations de son ancêtre spirituel en nous montrant que les "gens de Tingri" ne sont autres que tous les chercheurs de vérité. Point par point, le dernier chant du maître se trouve donc explicité et élargi à l'infini pour que chacun y trouve son compte de consolation et d'instructions pratiques. Comme Padampa Sangyé, c'est avec un amour équanime et sans concessions flatteuses que Khyentsé Rinpoché nous rappelle les secrets de notre liberté fondamentale - sans complications inutiles, mais avec plus de finesse et d'exhaustivité qu'on ne trouvera jamais dans les gloses purement érudites.
Dilgo Khyentsé Rinpoché nous présente ici l'entraînement de l'esprit en sept points, introduit au Tibet par le maître indien Atisha. Ce texte, qui est le coeur même de la voie bouddhiste, enseigne comment utiliser toutes les situations de la vie quotidienne pour se délivrer de l'emprise du "moi" et se mettre au service d'autrui.
Dans cet enseignement, le dernier qu'il donna en France et en Occident, Rinpoché s'exprime de façon directe, s'inspirant largement de sa propre expérience, longue de toute une vie. Le fait qu'il ait depuis quitté ce monde confère à ses paroles encore plus d'intensité. Nombre de ses disciples les considère comme son cadeau d'adieu.